07 mars 2008
Discours de la Glacière
Le Code électoral impose de ne plus mettre à jour les blogs ou sites internet à compter de vendredi minuit.
Je vous livre donc en avant-première mon discours que je vais prononcer à La Glacière ce soir pour la dernière grande réunion publique, avec Alain Juppé, avant le 1er tour.
"Cher(e)s Mérignacais(es), Cher(e)s Ami(e)s,
Au terme de cette campagne qui, pour nous, a démarré pratiquement il y a deux ans, je tiens à souligner le chemin parcouru par cette équipe qui s’est constituée, pas à pas.
Elle est unie sans querelles de personnes.
Elle est représentative de notre société.
L’équipe que vous avez devant vous est officiellement investie et soutenue par Alain Juppé, leader naturel du groupe "Communauté d’avenir" (UMP - Modem) qui doit reprendre la CUB.
Cette équipe est unique dans le paysage mérignacais par son ouverture et sa cohésion.
Elle va du centre représenté par le Modem en passant par le parti radical et l’UMP au MPF en intégrant de très nombreuses personnes de la société civile.
Le travail d’analyse et d‘organisation s’est fait dans un esprit d’ouverture et de tolérance remarquable qui a permis de fédérer ce que nous sommes aujourd’hui avec nos sensibilités, nos personnalités.
L’équipe porte un projet commun, réaliste, prenant en compte toutes ces sensibilités.
Elle est disponible et prête à travailler pour servir les Mérignacais.
Elle représente une conception claire de la politique.
Notre équipe est là pour servir l’intérêt général de notre ville.
Je suis particulièrement fier d’en être le leader et je remercie du fond du cœur tous ceux qui ont œuvré qu’ils soient ou non sur la liste.
Dans ce contexte exceptionnel, le candidat dissident n’a pas respecté les termes d’un accord stratégique dont l’objectif est de mettre à la tête de la CUB le seul homme capable de faire de notre agglomération une métropole moderne : Alain Juppé.
La porte est restée ouverte jusqu’au dernier moment. Il a pris ses responsabilités.
Il n’a pas mesuré qu’en dénonçant un complot imaginaire contre lui il court le risque majeur de favoriser la réélection du maire.
Il se trompe de guerre et d‘adversaire en attaquant Alain Juppé sans qui rien n’aurait bougé depuis 15 ans et dont nous avons besoin à la tête de la CUB.
Il se cache derrière de vrais faux soutiens (voir la presse d’hier et d’aujourd’hui) alors que l’intérêt général commandait de se battre ensemble pour l’avenir de notre ville.
S’agissant des documents électoraux officiels, il a volontairement créé la confusion à travers leur présentation : c’est de la gaminerie perverse.
J’ai pensé un moment saisir le tribunal administratif en référé. J’ai préféré laisser le soin aux électeurs de me faire justice et de ne pas lui donner plus d’importance qu’il n’en a.
Je tiens à préciser que les références à une appartenance partisane ont fait l’objet de sanctions visant les personnes concernées telles que prévues par les statuts de leur mouvement. Il les conteste en évoquant une méthode stalinienne. Dont acte. Je ne suis pas certain qu’il mesure la portée de ses propos.
Quant à son sens du respect du droit à l’image on peut s’interroger.
Je voudrais cependant insister sur un point : alors qu’il est aux affaires depuis tant d’années, je constate avec intérêt qu’il attaque très mollement le maire socialiste. Pour qui roule-t-il ?
Pendant ce temps-là, le même maire le traite ouvertement « d’éternel perdant soutenu par monsieur Recours ». Bonjour l’ambiance.
Le maire socialiste sortant est notre seul adversaire.
Habitué à une opposition calme, voire déférente, il est persuadé de sa propre réélection. Quand nous serons élus, nous lui demanderons de rendre des comptes.
Le maire ne s’y trompe pas car je suis l’objet de toute l’attention de son état-major et de sa cour.
Mais c’est un maire socialiste qui refuse le débat.
Je vais vous rapporter une anecdote pour expliquer le climat qui règne en cette fin de campagne. Nous avons eu un échange vif, le dimanche 24 février, sur le marché de Mondésir. Ayant eu entre les mains le document mettant en évidence les promesses non tenues... Il s’est énervé. Il a exigé sur le champ des explications concernant les points abordés. Je m’y suis refusé car cela ne pouvait se faire, à mon sens, sur un coin de bitume.
Je lui ai alors proposé, devant témoins, d’en débattre en public. Sa réponse a été éloquente : « je ne suis pas intéressé ». Je venais de commettre un crime de lèse majesté. Saluons son courage démocratique.
Il n’y aura donc pas de débat. Les Mérignacais n’auront pas cette chance de voir les deux adversaires débattrent de leur avenir.
Je suis donc « Le général » qui dérange, qui soutient Sarkozy. Il faut voir depuis quelques jours la floraison de bandeaux sur les affiches officielles.
Tout cela n’est qu’un écran de fumée pour masquer les réalités du quotidien des Mérignacais. Mais ce n’est pas anodin. On cherche à faire peur et l’on craint que je mette mon nez là où il ne faut pas.
En plus, en insistant sur mon passé, le candidat socialiste donne fâcheusement l’impression de ne pas aimer les militaires, nombreux sur la commune qu’ils soient actifs ou retraités. J'ai envie de dire au maire PS sortant qui est aussi député (le PS ne serait-il pas contre le cumul des mandats ?) : pas la peine d’être membre de la commission de la défense à l’Assemblée Nationale si c'est pour avoir si peu de considération pour les femmes et les hommes qui servent notre pays.
Je tiens à revenir sur la polémique créée par le futur sénateur Anziani (ex-futur dauphin du maire PS sortant) m’accusant de méconnaissance des dossiers.
J’ai pris ce dernier en flagrant délit de lecture plus qu’approximative de notre programme. Il dénigrait notre idée de confier à une seule personne à temps plein le rôle d’adjoint en charge de l’écologie, de l’aménagement, du développement durables et du suivi de l’agenda 21. Actuellement cette tâche est partagée entre quatre personnes : où est la cohérence ?
Nous voulons en réalité faire de Mérignac une ville exemplaire à terme. Nous demanderons au ministre de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables, Jean-Louis Borloo, de signer avec Mérignac une convention en ce sens.
Parlons du tramway. Deux projets s’opposent :
Nous soutenons l’idée d’Alain Juppé selon laquelle l’aéroport international et sa zone économique doivent être desservis pour des raisons évidentes de cohérence avec le centre de l’agglomération bordelaise et qui demain sera complété par le projet majeur du quartier Belcier en liaison avec le TGV. Des entreprises nouvelles s’installeront, créant des emplois et des ressources financières indispensables à l’évolution de notre ville et de la CUB.
Dans le même temps, nous nous engageons à soutenir la desserte en site propre nécessaire du quadrant nord-ouest de l’agglomération incluant Mérignac, le Haillan et St-Aubin.
De leur côté, le maire sortant et son équipe stagnent sur le projet d’une prolongation du tracé depuis le centre ville ou ne veulent pas informer. Résultat à ce jour, aucune proposition sérieuse n’est faite sur le futur parcours du tramway depuis le centre ville :
- l’avenue de l’Yser : elle vient d’être remodelée à grands frais en ne sécurisant pas les pistes cyclables (bravo la sécurité),
- l’avenue maréchal de Lattre de Tassigny et la construction de la médiathèque : on vient d’y déplacer la sortie du parking souterrain (bonjour la cohérence),
- l’avenue de la Libération : les commerçants concernés vont apprécier.
Pourquoi ce silence ?
Tout simplement parce qu’il y a dans le programme du maire PS sortant des contradictions difficiles à expliquer. Un tract tardif, bien que daté du 23 février, m’accuse de privilégier la desserte par le tramway de l’aéroport au mépris des habitants des quartiers populaires (Pont de Madame, Yser, Ardillos, Capeyron, Cap Roux, Jacques Cartier. Or si je prends le programme page 7 du maire socialiste sortant : il mentionne lui-même que la solution du tram peut-être envisagée pour l’aéroport.
Parlons maintenant du coeur de ville.
Le maire PS sortant me prête des amis politiques que je n’ai pas et cherche ainsi à brouiller les pistes en m’impliquant dans son échec. Si un recours a été déposé par qui vous savez concernant la ZAC, c’est simplement que ce projet n’était pas solide, n’avait pas fait l’objet d’une vraie concertation permettant de donner le cœur et l’âme que notre ville mérite d’avoir.
Sans oublier un adjoint à l’urbanisme, toujours présent sur la liste du maire sortant (cet homme doit être précieux), qui fait n’importe quoi en matière de permis de construire.
Le centre ville n’est pas le seul quartier à être concerné : les immeubles commerciaux de la VDO près de l’impasse du Luxembourg, le projet immobilier du Parc Tenet qui aurait pu être préempté par la mairie, l’arrivée d’une deuxième centrale à béton allée Félix Nadar, une volonté d’imposer une architecture contemporaine sans imagination...
En ce qui concerne le conservatoire de musique, il y a aussi beaucoup à dire pour une promesse faîte par le maire socialiste sortant en... 2001.
C’est une escroquerie électorale selon les connaisseurs du dossier. Des locaux totalement inadaptés, indignes de la qualité des enseignants et des résultats obtenus. J’ai encore reçu hier un message à ce sujet. Je m’engage à soutenir un projet crédible.
D’ailleurs je ne retiens pas l’idée d'installer ce conservatoire à la maison carrée d’Arlac, trop excentrée et qui a déjà coûté fort cher aux contribuables. Maison Carrée d'Arlac pour laquelle le maire vient ce refuser une offre culturelle privée (CORTEX Athletico) semblant très intéressante qui aurait permis, aux frais du proposant, d’en faire une maison de la culture à Mérignac, en préservant ainsi un élément majeur du patrimoine.
Mais il y a un autre dossier en souffrance dans notre ville. Je veux parler de la situation de Bordeaux Aéroparc (technowest).
Depuis 8 ans (depuis le voyage du maire PS sortant à Saint-Laurent du Québec en compagnie d’acteurs économiques) la réflexion a commencé sur la possibilité de fédérer les compétences et les moyens nécessaires à la réalisation d’un pôle d’activité technologique innovant d’envergure européenne pour le secteur aéronautique et spatial (pôle de compétitivité AEROSPACE VALLEY liant depuis peu Aquitaine et Midi-Pyrénées).
Alors que l’Aquitaine dispose de nombreux atouts pour développer de nouvelles activités, il a fallu attendre 2007 pour qu’une association « Bordeaux Aéroparc » soit enfin créée, présidée par par le maire PS sortant et soutenue par Alain Rousset.
Elle est en charge d’animer ce parc d’activité technologique et d’accompagner l’installation de compétences industrielles innovantes. Aujourd’hui aucun emploi n’a encore été créé. Alors qu’on en espérait très vite 4.000.
En attendant il faut assumer les coûts de fonctionnement et le choix d’une association pour gérer ce projet paraît peu pertinent. Un cabinet spécialisé en aménagements industriels aurait sans doute été plus performant.
Et lpendant ce temps, e taux de chômage à Mérignac reste largement supérieur à celui du niveau national.
Il y a un autre point qui fait débat sur notre commune : Le commerce et le pouvoir d’achat
Cherchant à politiser au maximum ces élections locales, la gauche attaque avec l’acharnement que l’on sait le gouvernement en particulier sur le pouvoir d’achat. Mais qu’a-t-on fait à Mérignac pour aider les plus défavorisés ? Où sont les hard discount alimentaires permettant de soutenir la concurrence et donc les faibles revenus ? Une seule petite enseigne au centre ville alors qu’une ville de gauche comme Pessac en a plus pour une population proche.
N’y a-t-il pas une certaine situation voulue de monopole d’une grande marque de distribution ?
Voilà qui manque sérieusement de solidarité.
En parlant de solidarité, il convient de souligner que ;les places en crèche sont insuffisantes, de même l’accueil adapté des enfants pour les maman qui travaillent.
Les places en MPA, maisons de retraite et EHPAD son aussi insuffisantes alors que la population vieillit.
Rien de tout cela n’apparaît dans son programme.
La solidarité avec les enfants, les handicapés, les personnes en difficulté, les personnes âgées n'est ni de droite ni de gauche.
Non, le maire socialiste sorant n’a pas le monopole du cœur.
Je pourrais évoquer pendant des heures les dysfonctionnements et les promesses hasardeuses. J’ai simplement voulu commenter ce qui traduit la lassitude des Mérignacais.
Nous avons un candidat socialiste qui ne dit pas la vérité sur son avenir et son futur dauphin (ou dauphine) ? Et qui a priori compte partir pour 40 années de règne. Si l’on y prend garde, il va bientôt battre le record de Fidel Castro.
Nous avons depuis 34 ans un maire socialiste autocrate, autoritaire (il a d’ailleurs fâché ses propres troupes en reconstituant sa liste), absent, déléguant sans contrôle ce qui justifie notre volonté d’un audit sérieux des finances publiques.
Vous l’avez compris le maire socialiste sortant est l’homme du passé et sans doute du passif.
J’ai aujourd’hui la conviction que les électeurs déçus par la municipalité socialo-communiste sortante sont nombreux mais les scores électoraux précédents sont indignes des enjeux de notre ville.
On ne doit pas voir se reproduire le score de 2001 à l’occasion duquel le maire a été élu par moins d’un électeur sur trois.
Nous avons fait campagne pour convaincre. Ce n’est pas évident dans une ville où tout est verrouillé depuis plus de trente années. Elle ne sera terminée que lorsque les mérignacais se seront exprimés.
Dans la foulée de ce qui a été fait depuis fin 2006, nous avons donc beaucoup communiqué malgré une investiture officielle un peu tardive. Personne dans Mérignac ne peut à ce jour dire qu’il ignore notre démarche.
Nous avons cherché à provoquer une participation forte, seule assurance de l’exercice d’une vraie démocratie et d’une mise en difficulté du maire sortant.
Un changement est donc possible !
Quand les mérignacais mettront le bulletin dans l'urne, ce sera pour dire quel est le meilleur projet et la meilleure équipe pour l'avenir de notre ville.
Le meilleur projet n’est pas celui qui propose de faire ce qui a déjà été promis depuis 34 ans et qui n'a pas été réalisé. Regardez ce qui a été fait par Alain Juppé en 14 années. Il n’ y a pas photo.
La meilleure équipe n’est pas celle qui prétend être d'Union alors qu'elle divise.
Nous, l’équipe d’union et d’ouverture « Ensemble pour Mérignac ! », nous voulons tout simplement mener dès demain une bonne politique pour la ville qui ne soit ni de droite ni de gauche. C'est soit fait et bien fait ou non... et en l'espèce on peut mieux faire !
Nous voulons, avec vous, gagner pour que notre ville, Mérignac, soit une ville plus fraternelle, plus solidaire, plus reconnue, plus rayonnante où il fait bon vivre.
On compte sur vous le 9 et le 16 mars pour : Que vive Mérignac !
16:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
le temps est venu pour les changements concrets !! Et de sortir les Mérignacais de 34 ans d'hibernation !!! votons coeurderoy!!!
Ecrit par : debar-monclair,tregan | 07 mars 2008
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