19 mars 2008

Analyse des élections municipales

Au delà du brillant succès d’Alain Juppé à Bordeaux, le bilan des élections municipales 2008, au niveau de la CUB, reste frustrant. Nous nous retrouvons dans la situation de 2001 avec une majorité de gauche de 61 sièges contre 59.

Les villes votant à droite, comme celles ayant une préférence pour la gauche, ont confirmé leur choix, parfois de justesse.

Cette campagne a été difficile pour de multiples raisons.

En premier lieu, il y a eu les attaques acharnées de la gauche contre la politique gouvernementale, tentant de surfer sur l’effet « anti Sarko ». Celles-ci n’avaient pour seul objectif que de mobiliser l’électorat socialiste et de compter sur une démobilisation des femmes et des hommes qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy en 2007.

Car l’opposition nationale est bien dans l’obligation de se rendre à l’évidence que les réformes abouties et engagées recueillent l’adhésion des Français(es) : régimes spéciaux de retraite, heures supplémentaires, service minimum, grenelle de l’environnement, fusion de l’ANPE et de l’Unedic, remise à plat des prélèvements obligatoires, plan banlieues, réforme de l’impôt sur les sociétés, modernisation du dialogue social, etc.

Les Français(es) ont exprimé leur légitime impatience en s’abstenant massivement notamment à Mérignac où nous avons un taux d’abstention, au premier tour, très supérieur à celui enregistré au plan national. Nous n’avons sans doute pas suffisamment insisté pour faire comprendre que l’enjeu local devait être la priorité au moment où les difficultés rencontrées par notre pays relèvent pour l’essentiel d’une conjoncture économique très défavorable imputable à la situation internationale.

En second lieu, nous avons subi des investitures tardives amenant certains candidats à faire campagne dans des conditions de temps extrêmement limitées. Ces retards n’ont pas permis la mise en place d’une visibilité suffisamment importante pour s’imposer dans le paysage politique local.

En troisième lieu, la multiplication des listes a eu pour conséquence de diviser notre électorat. Malgré un accord réaliste passé au niveau de la CUB entre l’UMP et le MoDem, certains sont partis en dissidence. Divisions dont a pu mesurer les effets néfastes dans plusieurs communes notamment à Mérignac où la campagne du candidat dissident a créé volontairement la plus grande confusion dans l’esprit de nos électeurs.

L’objectif de redonner la majorité au Groupe « Communauté d’avenir » au sein du conseil communautaire n’a donc pas été atteint.

Cette situation présente deux risques majeurs :
- la politisation des débats par la majorité aux dépens de la cogestion habituelle qui a permis à l’agglomération bordelaise de connaître depuis 1995 le développement que l’on peut mesurer aujourd’hui ;
- l’endormissement de la CUB tel que l’on vient de le vivre à travers les années Rousset.

Pour Mérignac, le mandat qui commence doit rester axé sur la réalité des attentes et des difficultés rencontrées par les Mérignacais(es), avec la volonté de préparer l’avenir en proposant une politique ambitieuse pour notre ville.

Dans la continuité de la campagne que nous avons menée, par respect pour les 3.510 électeurs qui nous ont clairement fait confiance le 9 mars, les élus du groupe d’Union et d’Ouverture UMP – MoDem « Ensemble pour Mérignac ! », resteront autonomes dans l’opposition municipale. Nous serons vigilants, attentifs, exigeants sur les projets et les réalisations de la majorité municipale en toute fidélité au groupe « Communauté d’avenir ».

Commentaires

Votre analyse est exactement ma pensée. Nous devons subir la continuité d'une mairie de gauche à cause d'un homme...
Nous vous renouvelons notre confiance pour être attentifs sur les réalisations de la majorité municipale.
Attention à la hausse des impôts et des frais de fonctionnement !
Bien cordialement

Ecrit par : DUMON | 19 mars 2008

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